La France condamne la peine infligée à l’avocate Nasrin Soutoudeh à 11 ans de prison, 20 ans d’interdiction d’exercice de sa profession et 20 ans d’interdiction de sortie du territoire. Le seul tort connu de Nasrin Soutoudeh est de s’être spécialisée dans la défense des droits de l’Homme, en particulier des femmes, des mineurs, et des journalistes. Elle fait aussi partie du Centre des défenseurs des droits de l’Homme, cofondé par Shirin Ebadi, prix Nobel de la paix. La France condamne également la peine de 4 ans de prison et 74 coups de fouet prononcée à l’encontre de Shiva Nazar-Ahari, elle aussi militante des droits de l’Homme. Elle appelle l’Iran à la libération de ces deux défenseures des droits de l’Homme et à renoncer à la peine de flagellation infligée à Shiva Nazar-Aahari, qui constitue un traitement cruel, inhumain et dégradant, proscrit par le droit international. Ces peines sont profondément choquantes. Elles s’inscrivent dans le cadre d’une répression systématique des droits de l’Homme, et singulièrement des droits des femmes. La France appelle l’Iran à respecter les engagements internationaux en matière de droits de l’Homme auxquels il a lui même souscrit et à libérer leurs défenseurs.
