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Sur une population de 70 millions d’habitants, l’Iran compte environ 2,2 millions d’étudiants dans près de 300 universités, dont 250000 inscrits en formation à distance, ainsi que 150000 étudiants suivant des cours du soir. Entre le quart et le tiers des étudiants sont inscrits dans des établissements d’enseignement supérieur publics. Les autres suivent l’enseignement supérieur dispensé dans les universités privées. Les femmes représentent environ 60% de la population étudiante. Cette proportion va en augmentant, non seulement au cours des années, mais aussi lorsqu’on se situe dans les meilleurs quantiles des promotions.
I.1. Acteurs institutionnels
Le Ministère de la Recherche, de la Science et de la Technologie (MRST) décide de la collation des grades et des habilitations des universités à délivrer des diplômes, mais il n’est pas responsable de la gestion des établissements universitaires.
Le MSRT supervise différents types d’établissements :
les universités polyvalentes qui délivrent des cours dans les domaines des sciences (y compris parfois sciences pour l’ingénieur), sciences humaines et sociales, langues, droit et sciences économiques, beaux-arts et architecture. Parmi celles-ci, les principales sont l’Université de Téhéran (la plus importante d’Iran, la plus ancienne et la plus marquée par ses relations avec les universités françaises), l’Université Shahid Beheshti (à Téhéran), et en province, les universités d’Ispahan, Mashhad, Shiraz, Hamedan, Yazd, Tabriz, Ahwaz, ... Il y a aussi des universités plus spécialisées dans la formation des enseignants, comme à Téhéran l’Université Tarbiat Modarres.
les universités de technologies et sciences pour l’ingénieur : Sharif, Amir-Kabir, Elm-O-Samat, Université technologique d’Ispahan... Elles peuvent délivrer aussi un enseignement théorique de haut niveau.
la plupart des organismes de recherche « hors universités », tels l’IROST (Iranian Center Organization for Science and Technology), l’IPM (Institut de Physique théorique et de Mathématiques), l’IRPD (Institute for Research in Planning Development), le MERC (Materials and Energy Research Center), qui participent à la formation en recevant des doctorants dans leurs laboratoires. Beaucoup d’universitaires y poursuivent leurs recherches.
Le Ministère de la Santé, des Soins et de la Formation médicale(MS) s’occupe des universités de sciences médicales et paramédicales (médecine, odontologie, pharmacie, infirmerie...), ainsi que de l’Institut Pasteur de Téhéran et de différents centres de recherche médicale ou biologique.
Certains ministères techniques gèrent des facultés du secteur public. C’est le cas notamment de l’Institut de Technologie de l’Eau et de l’Électricité (PWIT) qui dépend Ministère de l’Énergie ou du Ministère des Mines et de l’Industrie gérant l’Université éponyme. Autre exemple, le Pouvoir Judiciaire, qui relève de l’autorité du Guide suprême, dispose, pour équivalent de notre ENM, d’une Faculté de formation des juges. La plupart de ces ministères techniques ont aussi leurs propres centres de formation continue, pour leurs cadres mais aussi pour ceux d’entreprises travaillant dans leurs domaines (pétrole, énergie, etc.).
Le Conseil Suprême de la Révolution Culturelle, sous l’autorité directe du Guide mais présidé par le Président de la République, a pour mission de propager la culture islamique et de promouvoir la guidance islamique au travers des programmes d’enseignement.
Le Conseil de la Recherche Scientifique intervient plus particulièrement dans l’élaboration des contenus scientifiques des politiques d’enseignement supérieur. Il est composé par plusieurs Ministres, Vice-ministres et de chercheurs.
Le Conseil Suprême de la Planification, présidé par le Ministre du MRST, formule et adopte les programmes éducatifs et les réglementations ; il contrôle également les activités scientifiques universitaires.
I.2. Dispositif
Le secteur public gère une cinquantaine d’universités et institutions liées à l’enseignement supérieur ou à la recherche. Toutes sont placées sous le contrôle du MRST ou du MS.
Le secteur privé comprend : l’Université islamique« Azad » (libre), l’Université « Payam Nour » ainsi que d’autres institutions moins importantes.
L’Université islamique Azad a développé un réseau à travers 110 villes d’Iran et a des antennes dans des pays étrangers. Elle compte plus de 1,4 millions d’étudiants.
L’Université Payam Nour, « Université du message de la lumière » est une université de forme à distance dans 18 disciplines environ 250000 étudiants, nombre en constante augmentation. Elle gère 170 centres dispensant surtout un enseignement à distance en formation continue.
Les universités sont présidées par des « Raïs Daneshgah », recteurs nommés par le MRST ou le MS. Elles sont divisées en départements, dont les chefs sont nommés par le Recteur. Il y a donc deux niveaux administratifs.
L’Université de Téhéran connaît une organisation spécifique. Elle est organisée en facultés avec chacune un doyen nommé par le Recteur, elles-mêmes composées de départements, dont les chefs sont élus par un conseil de professeurs. Elle connaît donc trois niveaux administratifs.
Ce sont ces Doyens et Chefs de département qui désignent parmi leurs collègues ceux qui sont amenés à exercer des responsabilités administratives. Les étudiants ne sont pas associés à la gestion des universités, facultés ou départements.
Les universitaires sont nommés et promus par un conseil dépendant du MRST ou du MS, sur proposition des Recteurs et après consultation d’un « Bureau des nominations et promotions » propre à chaque université (où les diplômes, notamment ceux obtenus à l’étranger souvent très appréciés, sont principalement pris en compte). Un concours de recrutement est organisé chaque année et l’affectation d’enseignement est attribuée selon le rang de classement.
Le corps universitaire iranien comprend cinq grades :
1) Lecteur ;
2) Morabi ou instructor, chargé de cours titulaire d’un Master ;
3) Ostadiar ou associate professor, titulaire d’un doctorat ;
4) Daneshiar ou assistant professor, auteur de publications ;
5) Ostad ou professor, comme l’est souvent le chef de département.
De nombreux professeurs ont soutenu leur thèse à l’étranger, le plus souvent aux États-Unis, au Canada, ou dans les pays anglo-saxons. La France n’est toutefois pas absente, quelle que soit l’Université. La proportion de professeurs formés dans des universités étrangères reconnues apparaît comme un indicateur important de la qualité de l’université concernée.
I.3. Budget
2,85 % du budget national.
I.4. Financement des études
Les universités publiques ne demandent pas de versement de frais de scolarité. En revanche, l’État iranien exige qu’à l’issue de leurs études, les diplômés des universités publiques compensent cette gratuité par un service civil de plusieurs années. Ils doivent ainsi occuper, par exemple, pendant quatre années un poste qui leur est assigné dans une administration, ou pour les médecins, exercer pendant deux ans dans une ville de province.
L’Université Islamique Azad exige le versement de frais de scolarité.
Par ailleurs, les universités iraniennes tentent de mettre en place dans les zones franches du pays, des diplômes « franchisés » par des universités étrangères. Cette voie, à mi-chemin entre le secteur public et le secteur privé, consistera en des filières payantes. Elle s’inscrit dans une volonté d’attractivité d’étudiants étrangers, suivant le même principe mais à coût moindre que ce qui existe dans les pays du Golfe. Cette stratégie s’appuie sur la non-obligation de visa préalable pour venir enseigner dans ces zones franches.
II.1. Entrée à l’Université
Le recrutement des étudiants se fait principalement par le biais d’un concours national dans l’année qui suit le baccalauréat (âge moyen : 18 ans), généralement au sein de classes préparatoires post-baccalauréat dans les lycées, mais avec une grande part de travail personnel de l’élève. Ce concours se déroule en deux temps.
La première partie du concours porte sur des matières générales (persan, arabe, discipline « islamique », Coran...). En fonction des résultats à cette première partie, les étudiants peuvent se présenter à d’autres épreuves selon la discipline qu’ils désirent étudier. Ils doivent par ailleurs préciser les universités où ils souhaitent continuer leurs études (en indiquant dix choix d’universités et de discipline par ordre de préférence). La sélection définitive et l’orientation des candidats se fait au niveau national sur la base des résultats de la seconde partie du concours.
Sur plus d’un million de candidats se présentant au concours, à peine un tiers sont admis dans les universités publiques. Ceux qui n’y sont pas admis ont recours à des universités privées, quand ils en ont les moyens financiers. Le réseau Azad table sur la densité de son implantation sur le territoire pour recruter des étudiants qui désirent, au moins pendant leur premier cycle d’études, ne pas s’éloigner de leurs familles. Les frais de scolarité y sont de 4000 à 5000 euros par an. L’université Azad organise également un concours distinct dès avant le baccalauréat.
Cette sélection drastique à l’entrée des universités implique (comme en France pour les grandes écoles) un classement implicite des Universités, lié aux choix exprimés par les candidats. Elle implique aussi, plus en amont, que les dernières années de lycée, vacances comprises avec cours particuliers, sont aussi des classes préparatoires à l’entrée en universités d’État, dont tant la qualité que la gratuité (y compris de logement) motivent fortement les familles. À noter aussi plus en amont l’existence d’écoles et lycées pour les élèves dotés de facultés exceptionnelles et à la sortie desquels on observe déjà des départs pour étude en Amérique du Nord. Système donc très sélectif et élitiste, mais dont il faut reconnaître l’excellence dans ses effets, du moins si l’on considère les élèves et étudiants qui passent ces filtrages avec bonheur.
Toutefois certaines catégories de la population se voient accorder un privilège pour l’accès dans les universités d’Etat. Ce fut longtemps les enfants des « martyrs » (soldats décédés durant la guerre Iran-Irak). Bien entendu, les résultats dans les études ne sont pas les mêmes que ceux des sélectionnés « normaux ».
II.2. Cursus et diplômes
Le cursus universitaire, autrefois basé sur un système proche du système français, est aujourd’hui calqué sur le système anglo-saxon : deux semestres de 16 semaines chacun ; cursus organisé en unités de valeur, chaque UV correspondant à 17 heures de cours, ou 34 heures de laboratoire ou 51 heures d’atelier.
Premier cycle :
Les universités iraniennes délivrent tout d’abord un diplôme de Kârdâni, correspondant à un niveau de Bac + 2, donnant le titre d’Associate. Ce diplôme nécessite 72 à 78 unités de valeurs, soit en temps de présence de l’étudiant, bien plus que les normes françaises. Le travail personnel demandé hors université est toutefois moins lourd qu’en France.
Elles délivrent ensuite au niveau bac + 4, un diplôme de Kârchenâssi, appelé également Bachelor (BA ou BSc)ou encore License ; ce diplôme équivaut à une Licence ou une Maîtrise (master 1) , suivant les disciplines, du moins à 150 unités de valeurs.
Deuxième cycle :
Sur concours après leur Bachelor, les étudiants peuvent obtenir en deux ans un diplôme de Karchenâssi-Archâd, ou Master (MSc, MA), ou Fowq’e License. La préparation de ce diplôme comprend notamment la présentation d’un mémoire. L’entrée en master se fait a priori indépendamment de l’université d’origine et il y a une migration significative entre universités, y compris d’université Azad vers des universités d’État.
Troisième cycle :
Sur concours une nouvelle fois organisé durant le second semestre de M2, les titulaires d’un Master peuvent être admis à préparer un Doctorat, appelé PhD ou en médecine MD. La préparation de celui-ci dure de quatre à cinq ans, les deux premières années étant « académiques » avec assiduité aux cours obligatoire, souvent suivies d’un travail en laboratoire. Ce dernier peut être accompli en partie à l’étranger pour une période de 9 mois, dans le cadre de conventions telles qu’il en existe avec les universités anglo-saxonnes principalement. Ce système de thèse en alternance, est aussi appelé « split program ».
Toutes les universités ne sont pas habilitées à délivrer les diplômes de Master ou de Doctorat. Ces accréditations sont délivrées, par discipline, par le Conseil Supérieur des Universités, au regard d’un rapport présentant les programmes d’études, les équipements disponibles, la qualité du corps enseignant. Il est tenu particulièrement compte dans le nombre de places en doctorat :
du nombre d’enseignants ayant obtenu leur doctorat dans une université étrangère renommée,
de la participation aux enseignements de professeurs ou de chercheurs étrangers réputés,
des travaux de recherche et des publications récentes des professeurs.
Ces quota, liés aux capacités d’encadrement plutôt qu’au niveau de doctorants potentiels, font que beaucoup d’étudiants qui le souhaiteraient et en ont les capacités ne peuvent pas s’inscrire en thèse. D’où la recherche de positions à l’étranger pour y préparer et soutenir une thèse, qui apparaît comme indispensable pour la réputation de tout individu. Avec, en conséquence, un véritable courant de fuite des cerveaux.
Parmi les étudiants admis en université, tous établissements confondus, 70 % obtiendront un diplôme de Bachelor, 7 % un Master et au plus 1 % un Doctorat. Ces chiffres sont évidemment plus élevés dans les meilleures universités d’état.
Dans les universités d’Etat (et non dans l’Université Azad islamique, privée et de moins bon niveau) les femmes représentent la majorité,environ 65% de la population estudiantine et cette proportion va en croissant d’année en année. Mais la majorité devient masculine en second cycle et cela s’accentue pour la préparation doctorale. au point qu’au parlement on a plusieurs fois proposé d’introduire des quota pour chaque sexe.
II.3. Domaines d’étude
Statistiques datant de 2000 :
| Domaine d’étude | Pourcentage d’étudiants |
| Sciences sociales et humaines | 50 |
| Sciences de l’ingénieur | 22 |
| Sciences médicales | 10 |
| Sciences pures | 10 |
| Agriculture, Vétérinaire | 6 |
| Matières artistiques | 2 |
II.4. Enseignement du français en Iran
Le français a été réintroduit en 2003 comme matière optionnelle dans l’enseignement des collèges publics. Mais c’est surtout dans les collèges et lycées privés que l’enseignement du français progresse, et plus encore dans le secteur extra-scolaire (instituts de langues) Il est enseigné dans les départements de langue de dix-sept universités publiques et privées (Azad). Une enquête menée en 2008 par le SCAC évaluait à environ 25000 le nombre d’apprenants du français, à l’école, à l’Université ou dans divers instituts privés du pays, chiffre en augmentation de 50% sur ceux de 2006 (néanmoins, si l’augmentation est certaine, son chiffrage est à prendre avec précaution, l’enquête de 2008 ayant été beaucoup plus exhaustive que le recueil de données réalisé en 2006). Aujourd’hui, 4500 étudiants étudient à l’université la langue et la littérature françaises. Trois universités de Téhéran (Shadid Beheshti, Université de Téhéran et l’Université Azad Islamique de Téhéran) et une université publique de province (Tabriz) ont ouvert un troisième cycle et chacune forme quatre ou cinq étudiants en doctorat. Une université de Téhéran (Tarbiat Modarrès) ouvrira en 2009 un doctorat en didactique du français. Les départements de français proposent des formations en langue et littérature française, et plus rarement, en didactique, ainsi qu’en traduction. L’augmentation régulière des apprenants en langue française, la demande croissante dans les écoles et lycées, le vieillissement du corps professoral universitaire et l’ouverture prévisible de nouveaux départements de français nécessitent de former rapidement des enseignants universitaires docteurs. Des universités françaises acceptant de participer à cet effort seront bienvenues.
III.1. Formation sélective
Les études supérieures et la recherche sont nettement valorisées en Iran. Le système d’enseignement supérieur est structuré par une série de concours très sélectifs pour l’entrée en université, les meilleurs éléments allant étudier dans les universités les plus cotées. On peut alors préjuger du niveau des étudiants suivant l’université dans laquelle ils ont étudié, à défaut de pouvoir juger des enseignements.
III.2. Intérêt iranien pour les hautes technologies
Les autorités iraniennes accordent une grande importance aux technologies de pointe, secteur capable, selon elles, de participer au développement du pays dans tous les domaines. De nombreuses universités iraniennes disposent de centres de valorisation de la recherche très actifs et dotés de matériel de haut de gamme. Toutefois l’Iran souffre d’une formation réellement professionnalisante, et cela à tous niveaux.
III.3. Ouverture vers l’étranger
Beaucoup parmi les professeurs d’université ont effectué leur doctorat à l’étranger (Amérique du Nord et Europe principalement). Le SCAC évalue à plus de 300 le nombre de titulaires de thèses françaises dans le corps académique exerçant à Téhéran. Cette ouverture, très valorisée pour le recrutement et la carrière, mais aussi la présence en France d’une diaspora universitaire iranienne ayant acquis des responsabilités scientifiques et/ou administrative, facilitent la mise en place des cotutelles de thèse ainsi que des projets de recherche franco-iraniens, dont le Programme de recherche Hubert Curien (ex PAI) « Gundishapour » disponible sur le site http://www.egide.asso.fr/
Ces séjours en France, avec en conséquence l’existence d’une diaspora scientifique iranienne généralement bien disposée pour maintenir ou renouer des liens universitaires avec son pays d’origine sont un élément important du développement des coopérations franco-iraniennes.
Les doctorants iraniens, ainsi que les post-docs ont la possibilité d’obtenir de leur université une bourse de mobilité de 6 ou 9 mois dans un laboratoire étranger. Le problème principal est de trouver le laboratoire d’accueil.
Liste des universités iraniennes les plus cotées :
Universités polyvalentes :
Téhéran : Universités de Téhéran, Shahid Beheshti, Tarbiat Modarres,
Universités d’Ispahan, de Shiraz, Tabriz, Hamedan, Yazd, Ahwaz, etc.
Universités scientifiques ou technologiques :
Téhéran : Universités Sharif très cotée dans le monde entier, Amir-Kabir, Elm-O-Sanat (IUST), K.N. Toosi.
Université de Technologie d’Ispahan.
Institut de Zanjan, (IASBS Institut d’études approfondies en sciences de base), qui développe un deuxième et un troisième cycles de haut niveau pour 200 étudiants
Universités médicales
Selon une évaluation du MS de l’année 2000, les 7 meilleures facultés de médecine appartiendraient aux Universités des Sciences Médicales suivantes :
1 - USM de Téhéran ;
2 - USM Shahid Beheshti de Téhéran ;
3 - USM de Mashhad ;
4 - USM de Shiraz ;
5 - USM d’Hamédan ;
6 - USM d’Ispahan ;
7 - USM d’Iran (à Téhéran).
IV.1. Coopération inter universitaire bilatérale
Actuellement, près d’une trentaine de conventions ont été signées, dont les plus actives sont :
Université de Téhéran :
Grenoble : Université Joseph Fourier (Grenoble 1), Université Pierre Mendés France (Grenoble 2) et Institut National Polytechnique
Nancy : Institut National Polytechnique
École Nationale des Ponts et Chaussées
Les trois universités de Strasbourg (Louis Pasteur, Marc Bloch, Robert Schumann)
École Polytechnique, ESSEC,
Universités Paris 3, Paris 5, Paris 6, Paris 10, INALCO
Université de Montpellier 2, de Bourgogne, de Belfort-Montbéliard, d’Amiens, de Nice, de Montpellier 2, de Versailles Saint Quentin
Groupe Paris-Tech’ : Agro, Arts et Métiers.
Institut d’Etudes Politiques Lyon ;
Muséum d’histoire naturelle.
Écoles Vétérinaires de Lyon et Toulouse
Cette Université de Téhéran, l’Alma Mater des universités iraniennes, a une longue tradition de relations avec la France. Une centaine des enseignants y ont soutenu leurs thèses, majoritairement en sciences exactes. Le premier doyen de la faculté des Beaux-Arts (qui fut également son architecte) était un Français. La moitié des 98 enseignants de Droit sont francophones, le département de français compte plus de 200 étudiants, etc. Elle a récemment nommé un correspondant AUF et une comité étudie la faisabilité d’un master bilingue français-farsi en Droit.
Université Sharif :
Grenoble : Université Joseph Fourier (Grenoble 1) et Institut National Polytechnique
École Polytechnique Palaiseau
Université Paris-Sud
Université de Versailles Saint Quentin
Dans cette Université Sharif, choisie en priorité par les étudiants scientifiques, la très grande majorité (la quasi-totalité dans certains départements) des enseignants ont obtenu leurs PhD dans des universités étrangères souvent prestigieuses, principalement aux USA et au Canada, mais aussi en France, Allemagne, UK, Japon, Suède, etc. Mais dans certaines filières comme le Génie électrique, jusqu’à la totalité des étudiants se retrouveront avoir émigré en Amérique du Nord dans les 4 ou 5 ans après leur master à Sharif.
Université des Sciences et Technologies d’Iran Elm-o-Sant :
Conservatoire National des Arts et Métiers
Université de Technologie de Belfort-Montbéliard.
Université Amir Kabir :
Université de Versailles Saint Quentin
Université de Bourgogne (Institut Supérieur de l’Automobile et des Transports)
Université Tarbiat Modarrès :
Université de Strasbourg
Université Shahid Beheshti :
INALCO
Université d’Ispahan :
Universités Robert Schumann et Marc Bloch- Strasbourg
Université Aix en Provence
Université Paris 6
Université Blaise Pascal (Clermont-Ferrand) et contacts en cours avec Limoges
Université technologique d’Ispahan :
Université Joseph Fourier (Grenoble)
Institut National Polytechnique Grenoble
Institut National Polytechnique Nancy
Université Lille 1 (ENSTL), ENSAIT, ENSCL
Université de Shiraz : Université de Strasbourg
Universités Islamiques Azad :
École Nationale Supérieure de Chimie Mulhouse.
Université Marc Bloch de Strasbourg
IV.2. Coopération à la formation
Le CIEU : Centre d’information et d’échanges universitaires.
Chaque année, de nombreux étudiants iraniens souhaitent poursuivre leurs études universitaires à l’étranger et la France est un des pays qui a leur préférence. Pour les aider dans leurs démarches, le CIEU a été fondé en accord avec les autorités iraniennes et installé au centre de Téhéran. Il a pour mission de répondre à cette attente face à la grande diversité des offres de formation en France Pour cela le CIEU permet à chaque étudiant :
D’identifier la ou les trois universités susceptibles de l’accueillir,
D’être aidé pour construire un parcours d’étude cohérent,
De voir facilitée sa demande d’inscription en France.
Ce centre, qui fonctionne en étroite relation avec Campus-France, propose également une gamme complète de services dédiés aux étudiants : brochures sur les enseignements en France, aide aux consultations en ligne via Internet, cours intensifs de français, tests de langue, entretiens d’orientation, conseil sur les projets d’études, aide à la constitution des dossiers.
En 2006-2007, 10600 appels téléphoniques ont été traités, 1530 étudiants ont été reçus dont plus de 300 partiront étudier en France.
Les équivalences de diplômes conseillées par le CIEU pour l’accueil en universités françaises des étudiants iraniens sont :
Pour l’accès en L3 de la licence professionnelle ou en première année de master : le Karchenassi (bac + 4) iranien acquis.
Pour l’accès en deuxième année de master ou en première année de préparation doctorale : au moins le bac + 5 iranien, et si possible le Karchenassi Archad (bac + 6) acquis.
Il est à noter qu’existent aussi en Iran des officines privées affichant leur fonction de faciliter l’accès aux enseignements universitaires à l’étranger, dont en France. Aucun service de l’ambassade de France n’a de relation avec ces organismes ni ne souhaite en recommander les services fournis ou le sérieux du suivi des dossiers et des contacts établis en France, pour ne pas parler des sommes touchées pour ces « services ». .
En 2006, environ 360 étudiants et chercheurs iraniens se sont rendus en France dans le cadre de leur formation, dont 290 pour un long séjour. Parmi ces derniers, plus de la moitié se rendent en France sur leurs ressources propres.
Pour ceux bénéficiant d’une bourse ou d’un stage rémunéré - une centaine de personnes- :
13 d’entre eux sont financés par le gouvernement iranien(principalement, par le MRST et le MS, sinon par des universités et des centres de recherche) ;
36 le sont sur la base du programme doctoral cofinancé par la France et l’Iran ;
10 bourses ont été attribuées dans le cadre du programme Eiffel et 8 bourses Erasmus Mundus (démarche individuelle) ;
54 bourses sont prises en charge par des organismes français (24 de l’Institut Français du Pétrole et de la NIOC, 9 du Groupe Total, 4 bourses Fondation Renault, 17 divers).
L’association iranienne des médecins francophones attribue chaque année quelques bourses pour des stages hospitaliers.
La plupart se rendent en France pour y poursuivre des études de master ou thèse. De nombreux médecins y poursuivent des études de spécialités médicales (AFSA, DU, DIU) ou pour suivre des stages de perfectionnement.
L’ambassade de France finance excessivement des bourses de thèses en cotutelle : 4 mois par année civile sur trois années successives. Cela pour des formations doctorales s’inscrivant dans des coopérations actives entre deux équipes, pour la formation et/ou pour la recherche.
V.1. La coopération pour l’apprentissage du français
Au niveau universitaire la coopération pour le français vise :
à la diversification des enseignementsen favorisant les formations en didactique, en traduction et en français de spécialité,
au maintien de la qualité élevée de l’enseignement de la littérature, vecteur du débat d’idées et du dialogue interculturel,
à l’élévation de la qualité des enseignements de FLE, pour les étudiants des deux premières années de licence.
Les moyens à mettre en œuvre sont pour l’essentiel :
Formation en didactique des enseignants de FLE des départements universitaires de français (stages en France et en Iran).
Appui aux partenariats interuniversitaires susceptibles d’apporter le soutien d’une université française aux universités iraniennes cherchant à créer de nouveaux diplômes,
Soutien aux mobilités (professeurs, chercheurs, écrivains français) notamment en vue de séminaires et conférences dans les universités iraniennes, afin que les enseignements y restent en prise avec l’actualité des lettres et de la recherche.
Modeste programme de bourses doctorales, en complément des bourses des autorités iraniennes, afin de soutenir le renouvellement du corps enseignant des départements de français.
Implantation de stagiaires français (stagiaires FLE ou autres) dans les universités iraniennes, afin d’y diversifier (cours de FOS) et dynamiser l’enseignement du FLE.
Appui documentaire.
V.2. La coopération scientifique
L’Iran dispose, d’une élite lycéenne et étudiante de très haut niveau, comme en témoignent les résultats des étudiants admis dans les masters et thèses en France. Les élèves et étudiants iraniens sont nombreux à remporter des concours internationaux. Plusieurs, recrutés sur concours français, ont intégré l’École Polytechnique ou l’École Normale Supérieure de Paris ou de Lyon. L’étroitesse des voies d’accès aux masters ou à la formation doctorale, étroitesse beaucoup plus liée au manque d’encadrement qu’au niveau et à la motivation des étudiants, fait que ceux-ci cherchent à poursuivre leurs études en France (ou ailleurs...), si possible avec bourse, sinon à leurs frais.
Une importante fuite des cerveaux.
Les partenaires iraniens sont confrontés au problème de la « fuite des cerveaux » dont ils estiment les conséquences équivalentes à la perte de plusieurs dizaines de milliards de dollars. Les meilleures cursus technologiques voient jusqu’au tiers, voire pour l’Université Sharif la totalité, de leurs promotions profiter d’offres à l’étranger, principalement en Amérique du Nord. Singapour n’est pas de reste où la NUS offre chaque année des dizaines de bourses de thèses sur quatre ans pour des étudiants d’Ispahan. Ce mouvement s’auto-amplifie avec l’installation de diaspora iranienne en Amérique du Nord.
Les Iraniens sont donc a priori intéressés par une meilleure coopération dans le cadre des projets de recherche-développement, par une multiplication des liens entre industries et universités, et par la mise en place de formations co-diplômantes et/ou de cursus sur place établis en franchise par de prestigieuses universités étrangères. Le développement des thèses en cotutelles, qui permettent aux Iraniens de mieux conserver leurs étudiants, va dans le même sens.
Enfin, le développement des opportunités offertes aux professeurs de prendre une année sabbatique (9 mois fractionnables payés par leur université) pour se perfectionner à l’étranger pourrait se révéler attractif dans de nombreuses disciplines. Leur principal problème semblant être de trouver le laboratoire (ou le CHU pour les médecins) d’accueil.
V.3. Intervention au niveau des masters
Ce type de coopération existe déjà entre universités iraniennes et nord-américaines. Nous entendons encourager la mise en œuvre de coopération en formation au niveau des masters :
Échange de professeurs pour adapter un cursus iranien et un cursus français,
Intervention de professeurs français en Iran en cours de M1,
Admission des meilleurs étudiants pour un M2 en France,
Codiplôme de master franco-iranien.
Éventuellement aussi : accueil d’étudiants français en Iran.
V.4. Programme européen
Le programme « Erasmus Mundus » permettait fin 2008 d’accueillir plus de 80 étudiants iraniens. Son « action 3 » permet d’associer un master iranien à un tel master Erasmus-Mundus, et cette association est encouragée par le service culturel français.
La nouvelle composante « External Cooperation Window » permet de créer des réseaux de mobilité avec des universités européennes. Le SCAC apporte son appui à la constitution de tels réseaux, incluant des universités iraniennes, irakiennes, et yéménites en vue de la prochaine réponse à l’appel européen à proposition, prévu en décembre 2007.
V.5. Possibilité de créer des cursus franchisés auprès d’universités iraniennes
Système intermédiaire entre celui mis en œuvre pour le secteur public et celui du secteur privé, l’enseignement franchisé, tradition anglo-saxonne, permet de développer un cursus dans une université iranienne, dont l’issue est l’acquisition d’un diplôme d’une université étrangère. Les cours sont assurés pour partie par des professeurs iraniens, pour partie par des professeurs de l’établissement d’enseignement supérieur étranger accordant son label voire son propre diplôme. Les coûts sont couverts par les frais d’inscription des étudiants.
Cet outil pourrait être développé par des établissements d’enseignement supérieurs français, notamment par les écoles de commerce ou les écoles d’ingénieurs françaises qui souhaitent développer leur savoir-faire en matière d’exportation d’ingénierie de l’enseignement. La FNEGE a déjà créé une telle formation avec l’Université Bordeaux IV.
V.6. Le développement de filières d’enseignement professionnel court
L’Iran ne dispose pas actuellement d’un équivalent des licences professionnelles, malgré des besoins évidents dans les secteurs tertiaires, ou de l’énergie, des transports, des télécoms, de l’informatique, du développement durable, des services, etc.
La mise en place de filières franchisées co-diplômantes, en partenariat avec des Instituts Universitaires de Technologies et/ou des Licences Professionnelles, et adossées aux besoins en personnel qualifié des sociétés françaises ou iraniennes devrait très certainement rencontrer un succès significatif. Des contacts sont en cours en ce sens avec des Universités d’État ou du réseau privé « Azad ».
Ambassade de France en Iran
85, avenue Neauphle-le-Château ; 11348 Téhéran
Tél. 00 98 21 66 70 60 05 à 08 Fax : 00 98 21 66 70 65 44
Courriel : contact@ambafrance-ir.org Site : www.ambafrance-ir.org
Service de Coopération et d’Action Culturelle
53, Chahid Hamid Reza Nourian, Dibaji Shomali, Farmanieh
19357 Téhéran
Tél. 00 98 21 22 80 50 60 ; Fax : 00 98 21 22 80 35 38
Courriel : scac@parsonline.net ; scac@scacteheran.com
Conseiller de Coopération et d’Action Culturelle : M.Sylvain Fourrière
Attaché de coopération universitaire et scientifique : M.Christian Duhamel
Attaché adjoint de coopération scientifique : M.David Lambert
Attaché de coopération pour le français : M.Jean Yves Gillon
Attaché culturel et directeur des cours de français du SCAC : M. Jean-Claude VOisin
Institut français de recherche en Iran, IFRI
52 rue Adib, avenue Shahid Nazari, Avenue Félestine
Tél. 00 98 21 66 16 41 21 53 Fax : 00 98 21 66 40 55 01
Directeur : M.Philippe Rochard
Ambassade de la République Islamique d’Iran en France
4, avenue d’Iéna ; 75116 Paris
Attaché Scientifique : M.Mohammad Hossein Abdollahi
Tél. 01 40 69 79 50 (ou 51)
Ministère de la Recherche, de la Science et de la Technologie
Direction Générale des bourses, M. Ghorbani adjoint M. Matkan
Tél. 00 98 21 82 23 31 00 à 2
Ministère de la Santé
Directeur Général des relations internationales : M.Niknam
Tél. 00 98 21 88 36 37 14 ; Fax : 00 98 21 88 36 37 15
La liste de ces universités, avec leurs adresses de site Internet peut être trouvée via :
http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_universities_in_Iran
ou : http://www.bulter.nl/universities/ir.html
ou : http://iran.top10-colleges-universities.com/
Celles qui développent avec des universités françaises des relations connues du SCAC sont les suivantes :
Universités polyvalentes
A Téhéran : Université de Téhéran où M.Esfandiar Esfandi, est le correspondant de l’AUF ( e.esfandi@gmail.com ) ; Université Shahid Beheshti ; Université Tarbiat Modarres ; Université Allame Tabatabaei, Université isalmique Azad (réseau national) ; Université Azzahra (pour femmes).
En province : Université d’Ispahan ; Université de Shiraz ; Université Ferdowsi de Mashad ; Université de Ahwaz ; Université de Tabriz
Universités scientifiques et technologiques
A Téhéran : Université Sharif ; Université polytechnique Amir Kabir ; Université des sciences et technologie d’Iran, Elm-O-Sanat ; Université K.N. Toosi.
En province : Isfahan University of Technology ; Zanjan Institut of advanced Studies in Basic Sciences (IASBS).
Universités de sciences médicales
¤ Université des Sciences médicales de Téhéran
¤ Université des Sciences médicales de Shahid Beheshti, Téhéran
¤ Université des Sciences médicales d’Iran, Téhéran
¤ Université des Sciences médicales d’Ispahan
¤ Université des Sciences médicales de Mashad
¤ Université des Sciences médicales de Shiraz
