La France en Iran Ambassade de France à Téhéran
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Politique intérieure

Situation politique

La République islamique d’Iran, proclamée le 1er avril 1979, est un régime autoritaire revendiquant une double légitimité théocratique et populaire. Elle repose sur la loi islamique (« charia ») et sur le principe de la tutelle du clerc (« velayat-e faqih ») : la Constitution iranienne place l’ensemble des institutions (politiques, judiciaires, militaires et médiatiques) sous l’autorité du Guide suprême de la Révolution islamique.

Cette fonction est assumée depuis juin 1989 (décès de l’ayatollah Khomeyni) par l’ayatollah Khamenei. Il est assisté du Conseil suprême de sécurité nationale, dont le responsable est M. Saïd Djalili, et du Conseil de discernement des intérêts supérieurs du régime, présidé par l’hodjatoleslam Rafsandjani (ancien président de la République), qui exerce depuis octobre 2005 une fonction de supervision des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.

Le président de la République, Mahmoud Ahmadinejad, exerce certaines fonctions de chef d’Etat (signature des traités, accréditation des ambassadeurs, etc.) et assume celles de chef de gouvernement ; il est responsable devant le Guide et devant le Parlement. Il a été élu le 24 juin 2005, alors que le premier tour de l’élection avait été contesté par le gouvernement et par plusieurs candidats, et que le Conseil des Gardiens avait préalablement disqualifié les candidatures de nombreuses personnalités, en particulier réformatrices.

La perspective des élections présidentielles du 11 juin 2009 domine actuellement la vie politique iranienne. Ces élections marqueront la fin du premier mandat du président Mahmoud Ahmadinejad, dont le bilan est controversé. Les partisans du président jugent favorablement son souci affiché de justice sociale, son dynamisme, son style direct et le renouvellement de génération qu’il incarne. A l’inverse, ses rivaux dénoncent la mauvaise gestion de l’économie, la dilapidation de la manne pétrolière, la hausse de l’inflation et celle du chômage ainsi que l’aggravation de l’isolement diplomatique du pays. Ces critiques contibuent à accentuer les divisions apparues au sein du camp conservateur à la suite des élections législatives du printemps 2008, qui ont porté à la tête du Parlement Ali Laridjani, rival malheureux de Mahmoud Ahmadinejad en 2005 mais personnalité influente au sein de la mouvance conservatrice, qui a cependant indiqué qu’il ne se présenterait pas.

Situation des droits de l’homme

Les violations sérieuses des droits de l’homme commises en Iran, contraires au Pacte international des droits civils et politiques auquel l’Iran est partie, suscitent une forte préoccupation.

Comme chaque année, la France a apporté, avec ses partenaires européens, son co-parrainage à la résolution sur la situation des droits de l’homme en Iran adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 21 décembre 2008.

Le dialogue Union européenne / Iran sur les droits de l’homme ayant été suspendu à l’initiative de Téhéran, et compte tenu des difficultés pour les présidences successives de l’Union européenne à effectuer des démarches locales, c’est par des déclarations publiques que l’Union européenne exprime l’inquiétude suscitée par la dégradation de la situation des droits de l’homme en Iran, marquée parla multiplication des condamnations à la peine de mort, y compris à l’encontre de mineurs, le cas échéant exécutée par des moyens inacceptables (pendaison en public, lapidation, etc.), la condamnation à des traitements inhumains et dégradants (flagellation, etc.), les restrictions croissantes posées à l’exercice de la liberté d’information et d’expression, le harcèlement et la répression des défenseurs des droits de l’homme, l’intensification de la répression des militantes pour les droits des femmeset la situation des minorités, notamment ethniques et religieuses.

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