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Promenades et pique-niques faciles autour de Téhéran


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Introduction

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Ce petit recueil offre sept trajets de promenade et lieux de pique-nique permettant d’échapper pour une journée à la pollution et au vacarme de la capitale. Tous les trajets sont faisables en voiture de ville, après une (raisonnable) grasse matinée (départ, selon les cas, entre 10 heures et midi, pour être sur place vers 13 heures). La plupart des trajets comprennent des passages sur route de terre, mais qui sont sans problème pour une voiture de ville, par temps sec, évidemment. L’on a volontairement écarté les destinations nord et est, déjà bien connues de chacun (notamment les magnifiques ballades d’été sur les pentes du Damavand et dans la vallée du Lar, aisément accessibles à partir du village de Polour), dont les trajets sont trop chargés en fin de semaine (à moins qu’on ne parte tôt, disons vers 9h00, et que l’on rentre tôt, ou encore mieux, qu’on réserve le samedi pour ces sorties). Des sept trajets proposés, cinq sont donc en direction du sud, et deux vont vers l’ouest. La promenade n°1, qui va vers la montagne, est une promenade d’été et de temps sec, les six autres sont des promenades de demi-saison ou de belle journée d’hiver (il y en a beaucoup, heureusement).

Pour les Nord-téhéranais, qu’ils sachent en particulier que les deux autoroutes du sud, l’une en direction de Qom (et donc du nouvel aéroport !), l’autre vers Saveh, sont désormais assez commodément accessibles, grâce à l’achèvement de la voie rapide urbaine de Navvab. Prendre du nord la voie rapide Chamran, continuer tout droit vers le sud, traverser l’avenue est-ouest Enqelab, prendre alors Navvab, qui conduit à la voie rapide Tondgouyan, qui mène elle-même, en allant tout droit jusqu’au bout, au grand cimetière de Behesht e Zahra, ce qui permet de joindre le tombeau tout proche de l’Imam Khomeini puis l’autoroute de Qom. Alternativement, la même voie rapide Tondgouyan permet à mi-trajet de prendre en sortant sur la droite le périphérique Azadegan vers l’ouest, qui mène en 14 kilomètres, au prix d’un demi-tour sur la branche est du même autoroute (attention, ce demi-tour se fait à partir de la voie de gauche et il est signalé au tout dernier moment !), puis en deux kilomètres environ, à l’embranchement de l’autoroute de Saveh. Evitez en tous cas à tout prix la vieille "Saveh Road" (signalée par le signe "Saveh, Eslamshahr"), potassez un peu votre carte du Grand Téhéran avant de vous lancer si vous êtes nouveau venu, surtout ne vous énervez pas, vous verrez, après un ou deux essais, c’est (presque) facile !

A propos, pour les cartes, vous devriez trouver à peu près ce dont vous aurez besoin au magasin de vente de l’institut Gitashenasi, qui se situe à quelques centaines de mètres au nord-ouest de l’ambassade, 15 rue Ostad Shahriyar (c’est la rue de la salle Vahdat, le magasin se situe trois cent mètres à l’ouest de la salle, sur le trottoir sud).

Quant aux trajets décrits, nous avons essayé d’être le plus clair possible. Ils sont fondés sur un kilométrage détaillé par utilisation du compteur de trajet qu’il convient de mettre à zéro à partir d’un point de départ précis (péage d’autoroute, poste de police…). L’idéal pour le conducteur est évidemment d’avoir à ses côtés un passager lisant au fur et à mesure les indications du recueil.


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L’Imamzadeh Aqil

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Pour la demi-saison et l’été, une belle vallée bien préservée, dans un majestueux environnement de sommets, immédiatement au nord-ouest de Téhéran. Plus frais que la ville, des pentes en herbe, mais peu d’arbres, et donc peu d’ombre (sauf autour de l’Imam Zadeh lui-même, voir plus loin). C’est une promenade que l’on fait très aisément en une demi-journée aller et retour, et l’on peut donc se décider au dernier moment. Mais elle est assez fréquentée en fin de semaine, mieux vaut donc y aller un samedi ou les jours ouvrés pour être à peu près seuls.

En prenant l’autoroute Hemmat vers l’ouest, aller jusqu’à la bordure ouest de l’agglomération de Téhéran, pour attraper sur la droite la rue à quatre voies (avec terre-plain central) Farroqi Yazdi, appelée aussi Boulevard Koohsar, ou plus généralement route de Souleqan Sangan (noms de deux villages auxquels elle conduit), qui se rétrécit ensuite pour aller vers la montagne en un axe nord-nord-ouest. Si l’on hésite, demander la direction de l’Imamzadeh Davoud, très connu dans le coin. Seule cette route y conduit, l’on ne peut se tromper.

Assez vite, l’on sort de la ville, et au moment précis où la route se transforme en route étroite à deux voies, l’on passe un petit poste de police. Mettre alors son compteur kilométrique à zéro. Toujours sur la même route goudronnée, l’on entre dans une vallée encaissée. A droite de la route, on longe un torrent, à gauche l’on voit les travaux du futur autoroute de la Caspienne. Beaucoup de petits restaurants en plein air. En 7,3 kilomètres à partir du poste de police, l’on atteint le village de Suleqan, et au kilomètre 11 de votre compteur, toujours par la même route asphaltée, l’on atteint une fourche. A droite, l’on va vers l’Imamzadeh Davoud, lieu de pèlerinage très prisé des Téhéranais (mais un peu décevant, et aux abords très encombrés, c’est pourquoi il n’est pas spécialement recommandé d’y aller).

Mais il faut prendre à gauche, et au kilomètre 12,9 de votre compteur, ralentir fortement pour attraper une route de terre sur la droite, non signalée et presque invisible si l’on n’y fait pas attention, car elle est cachée par le flanc de la route. Ce chemin démarre en épingle à cheveu et monte tout de suite très raide. Pour une auto de ville, la montée est la première fois assez impressionnante et l’on hésite à s’engager. Mais, en tous cas si le chemin n’est pas boueux, l’on peut y aller en toute confiance, des Peykan très chargées y passent tout le temps et sans problème. Assez rapidement, la pente s’adoucit, la route devient plus nettement plus roulante, l’on entre dans une magnifique vallée, où la vue porte loin sur de beaux sommets, et on l’on peut faire agréablement, sur des pentes douces et garnies d’herbe, de petites promenades familiales, jouer au ballon, et, bien entendu, pique-niquer. L’endroit est assez fréquenté par les connaisseurs, mais suffisamment vaste pour que personne ne se gêne.

Au kilomètre 14,6, l’on voit s’amorcer sur la gauche un petit chemin qui monte sur le flan de la vallée, et conduit en quelques centaines de mètres à un minuscule hameau de trois ou quatre maisons et cinq ou six arbres. La plus haute de ces petites maisons est en fait un Imamzadeh, très modeste, car ne se distinguant guère des maisons voisines, mais qui contient bien un tombeau de Saint. C’est l’Imamzadeh Aqil. Pour l’atteindre il faut se garer et parcourir à pied les deux cents derniers mètres.

Au dessus de l’Imam Zadeh, l’on voit un petit ruisseau couler de la montagne. Il a l’avantage d’être bordé de quelques arbres. Si l’on n’a pas peur de monter, avec son piquet-nique dans un sac à dos, d’une centaine de mètres sur une pente assez rude (mais sans aucun risque), l’on peut alors atteindre les arbres et pique-niquer avec à la fois de l’ombre, le bruit du ruisseau et un ample paysage de montagnes. Les abords immédiats de l’Imam zadeh sont sont aussi entourés de quelques arbres sous lesquels l’on peut pique-niquer, mais l’endroit est fort mal tenu et il y a beaucoup de détritus et de plastiques. Mais enfin, après avoir fait un peu de ménage, l’endroit, s’il n’est pas déjà occupé, est fort agréable.


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Esma’il Abad, le repos du berger

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Pour l’été et les belles journées de demi-saison, voire d’hiver

A mi-route sur l’autoroute de Saveh, une petite source, un bosquet d’arbres, face à un beau paysage aride, la chaîne de l’Alborz dans le lointain, et même parfois, par temps très clair, sur la droite, le glorieux sommet du Damavand…et dans les environs, deux minuscules villages de bergers, à peu près préservés.

Sortir de Téhéran par le périphérique "Azadegan" et emprunter l’autoroute de Saveh (attention, l’autoroute, surtout pas la vieille "Saveh road" (signalée par le panneau "Saveh, Eslamshahr"), poussive et surchargée de banlieues…). Au péage de l’autoroute, mettre son compteur kilométrique à zéro (très important pour la suite, si l’on ne veut pas se tromper !),

Au bout de 27,6 kilomètres, nouveau péage. Continuer sur l’autoroute, l’on voit assez vite au loin, courant parallèlement à l’autoroute sur la droite, la vieille route de Saveh, chargée de camions, que l’on va plus tard rejoindre, au kilomètre 55,7 prendre sur la droite une sortie un peu inattendue, sans indication spéciale, mais néanmoins goudronnée, et continuer sur la petite route ainsi empruntée, qui va permettre de rejoindre la vieille route de Saveh, visible sur la droite à un kilomètre de là. L’on arrive ainsi à un croisement au kilomètre 56,9. L’on a devant soi la vieille route de Saveh. La prendre en tournant à gauche, au kilomètre 69,5 l’on dépasse sur la droite une mosquée moderne à deux petits minarets, et quelques centaines de mètres plus loin, au kilomètre 70,4 tourner à droite sur une route goudronnée, marquée par le panneau en caractères latins "Akhtar Abad", continuer sur cette route goudronnée jusqu’au kilomètre 80,6. Là, prendre à gauche une route de terre battue marquée par un petit panneau mal fichu, portant en caractère arabes "rousta’i Esma’il Abad, 5 kilomètres" (si vous ne pouvez pas lire, repérez au moins le chiffre 5 en forme de cœur), au kilomètre 82,4 de cette route, tout à fait carossable pour les voitures de ville, l’on passe sur la droite une grosse maison de terre en ruines, qui peut aussi servir de lieu de repli pour pique-niquer, si en hiver, le vent est décidément trop aigre, mais on arrive au kilomètre 84,8 au meilleur lieu de pique nique, un petit bosquet à cent mètres sur la droite de la route, au côté d’un champ entouré d’un muret, et dont les arbres offrent en été une ombre bienvenue. C’est là que vous pouvez vous installer.

Tout à côté vous trouverez une source où viennent souvent s’abreuver les troupeaux de moutons du coin. Si les abords du lieu de pique-nique sont occupés par des troupeaux, ne renoncez pas à votre projet, allez dire bonjour au berger qui se fera un plaisir d’écarter un peu ses bêtes.

N.B. : attention, en quittant la route, ne vous approchez pas trop en auto du bosquet d’arbres, vous risqueriez de détruire par mégarde les tout petits canaux d’irrigation par lesquels le champ voisin est irrigué par la source.

En continuant après le pique-nique sur la même route, on atteint un petit village au bout d’un kilomètre ou deux. L’on peut aussi, en tournant à gauche sur une autre route de terre à deux cent mètres environ après le lieu du pique-nique, atteindre un autre village, puis en continuant tout droit, retrouver la route goudronnée par laquelle on est venu, et qui rejoint donc elle-même la vieille route de Saveh, puis l’autoroute Saveh-Téhéran.

Il est recommandé de rentrer sur Téhéran par le même trajet qu’à l’aller, les autres possibilités conduisant assez vite dans d’interminables et déprimantes banlieues.


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Des sensations de grand désert à la sortie de Téhéran vers Qom, à trois cents mètres de l’autoroute…

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Promenade et pique-nique de belle journée d’hiver, et de demi-saison. L’ensemble de la sortie se fait aisément en une demi-journée, l’on peut donc se décider au dernier moment.

Prendre l’autoroute de Qom, mettre son compteur à zéro au passage du péage.

Au kilomètre 32,8 l’on passe une station d’essence.

Au kilomètre 46, cinquante mètres après avoir passé un petit pont d’autoroute, et dix mètres avant un grand et beau panneau à fond bleu et lettres blanches portant en écriture arabe stylisée l’invocation "Allah il Allah", se ranger sur le bas-flanc de l’autoroute et prendre une petite route de terre, qui démarre immédiatement en un angle d’environ 45 degrés par rapport à l’autoroute par une pente forte, mais parfaitement gérable par une voiture de ville (bien entendu, hors neige ou pluie). L’on atteint ainsi le sommet d’un petit monticule. L’on ne peut pas aller plus loin en voiture de ville, mais l’on peut aisément se garer. De là, en tournant le dos à l’autoroute, partir en promenade à pied, éventuellement en emportant son pique-nique. L’on peut d’ailleurs tout aussi bien garer sa voiture au bord de l’autoroute et amorcer la promenade à pied.

Au bout de deux cents ou trois cents mètres, l’on ne voit plus, l’on n’entend plus l’autoroute, l’on a la sensation d’être à cent kilomètres de tout lieu habité, l’on circule dans un paysage de désert spectaculairement tourmenté par l’érosion de l’air et de l’eau, avec de belles couleurs de terre, d’étonnants rochers, tout un réseau d’oueds à sec, et de larges enfractures de roche offrant de l’ombre s’il commence déjà à faire trop chaud pour pique-niquer au soleil.

Aucun risque pour se promener en famille, l’on peut régler les distances à parcourir en fonction du temps, de la température, des capacités des uns et des autres, et l’on retrouve aisément l’autoroute en faisant demi-tour au moment choisi.

Pour reprendre l’autoroute en sens inverse afin de rentrer sur Téhéran, il y a un demi-tour commode à proximité immédiate du lieu où l’on s’est arrêté. Pour cela, revenir vers l’autoroute, rouler sur le bas-flanc dans le sens du trafic, et chercher le chemin de terre à proximité immédiate, parfaitement visible, qui en deux cents mètres conduit à un passage sous un petit pont d’autoroute. Ceci permet donc de passer de l’autre côté et la continuation du chemin conduit à une bretelle de terre qui regagne l’autoroute, mais cette fois-ci dans la direction de Téhéran. Ce petit parcours est toutefois limite pour une voiture de ville, étant assez cabossé. Rouler donc doucement, ne pas hésiter à demander à un passager de guider le conducteur pour éviter les plus forts cahots. Le passage souterrain étant par définition plutôt humide, vérifier aussi avant de s’engager que le sol n’est pas boueux et que le véhicule ne risque donc pas de s’enliser. Si l’on a un doute, mieux vaut renoncer, reprendre l’autoroute et profiter de la sortie, très officielle celle-ci, du kilomètre 64, pour faire la boucle sous l’autoroute en toute sécurité par une route goudronnée, et repartir dans l’autre sens.


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Le Château de la jeune fille

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A cent cinquante kilomètres environ du périphérique de Téhéran, par une route très agréable et très roulante, les ruines d’un château médiéval perché sur un piton, dans un magnifique paysage de montagnes dominant la plaine de Saveh. Superbe lieu de promenades et de pique-nique.

1. Sortir de Téhéran par le périphérique "Azadegan" et emprunter l’autoroute de Saveh : attention, l’autoroute (demander si nécessaire "Azadrah-e-Saveh") surtout pas la vieille "Saveh road", poussive et surchargée de banlieues…

2. Aller jusqu’au bout de l’autoroute et à l’entrée de Saveh, sur le grand rond-point distributeur de diverses directions, prendre sur la droite la route d’Hamedan, qui démarre exactement à angle droit de l’endroit d’où vous arrivez. Roulez de là à peu près toujours en ligne droite, en passant deux ou trois ronds-points, et à la sortie de la Saveh par un large boulevard, à l’amorce donc de la route d’Hamedan, juste devant l’important poste de police devant lequel toutes les autos doivent ralentir, mettez votre compteur à zéro.

3. Au bout de 5,3 kilomètres, assez rapidement donc, prenez à gauche une route goudronnée secondaire, qui conduit à la "Saveh dam" ("sad-e-Saveh").

4. A peu près au kilomètre 14, prenez à angle droit sur la gauche une large route asphaltée qui conduit en quelques centaines de mètres au village d’Asianak, parfaitement visible. Une fois le tournant pris, de la plaine où vous vous trouvez, vous voyez aussi parfaitement une chaîne de montagnes droit devant vous. Tout au pied des montagnes à environ 7 kilomètres, à peu près au point médian de la chaîne, vous voyez enfin une ligne d’arbres, qui est en fait le village de Qiz Qaleh, vers lequel vous allez devoir vous diriger. C’est en effet un peu à droite de ce village, sur une grosse butte au pied de la chaîne, que se situe le château que vous allez visiter.

Traversez donc le village d’Asianak, et dirigez-vous toujours par les chemins de terre qui se présentent, vers la ligne d’arbres et le village de Qiz Qaleh que vous voyez au pied des montagnes. Ces chemins sont cahotiques, mais néanmoins parfaitement utilisables par une voiture de ville, si l’on roule lentement, entre 20 et 30 à l’heure, en faisant bien attention d’éviter les plus gros cailloux et les plus grosses ornières. L’on roule ainsi à peu près six kilomètres, en traversant à mi-parcours un large lit de rivière à sec, l’on arrive au village de Qiz Qaleh, et là, la ruine du château vers lequel on se dirige se distingue clairement sur sa butte. Il suffit de traverser ce tout petit village, de rouler encore à peu près un kilomètre, et l’on arrive à la fois au bout du chemin et au pied du château.

Il ne reste plus qu’à découvrir le paysage, le château (qui aurait abrité, selon des légendes divergentes, soit l’une des filles du dernier roi Sassanide, soit les fameux Assassins), et les pentes environnantes. Mieux vaut renoncer à atteindre le château si l’on n’a pas le pied sûr (il y a un petit passage un peu escarpé), mais cela n’a pas d’importance, car par des pentes douces, accessibles à tous les âges, l’on atteint d’autres hauteurs environnantes desquelles on a au moins une aussi belle vue que du château. La montagne est superbe dans sa variété de formes et de couleurs, la plaine qui s’ouvre à ses pieds est majestueuse dans son infini… un vrai paysage iranien !

Pour pique-niquer, prendre de l’endroit où vous avez laissé l’auto un sentier montant à gauche, qui longe un minuscule ruisseau, et deux cents ou trois cents mètres plus loin, l’on n’a que l’embarras du choix : le ruisseau qui chante, un arbre pour ceux qui veulent de l’ombre, et même quelques plaques d’herbe verte. Et de partout, il y a la vue…

Pour rentrer sur Téhéran, mieux vaut ne pas improviser et donc rentrer par le même itinéraire. La promenade se fait sans difficulté dans la journée, même si l’on a fait la grasse matinée. Bien entendu si l’on a démarré tôt, enfin un peu tôt, disons vers 9 heures, on a amplement le temps de visiter les deux ou trois monuments de Saveh, si on ne les connaît pas encore (ils figurent dans tous les bons guides d’Iran). Il y a aussi le long de l’autoroute Téhéran-Saveh, un ou deux superbes villages traditionnels, visibles de l’auto, que l’on peut visiter si l’envie vous en prend.


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La montagne de l’aéroport Payam de Karaj

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(pour belles journées d’hiver et demi-saison)

Prendre l’autoroute de Karaj et Qazvin, entrer dans Karaj, continuer à rouler sur l’autoroute qui traverse la ville, et vers la fin de l’agglomération l’on voit à droite, à proximité immédiate de l’autoroute, une mosquée moderne, à bulbe entouré de deux minarets. 400 mètres plus loin, prendre la sortie qui indique, entre autres panneaux, "Payam Airport". A cet endroit précis, mettre son compteur kilométrique à zéro.

L’on roule alors vers le nord, l’on passe un rond-point avec statue, et au bout de six cents mètres, l’on atteint un carrefour à feu de croisement. Tourner à gauche, et au kilomètre 1,6 l’on aborde un pont qui passe au-dessus de l’autoroute Téhéran-Qazvin que l’on vient de quitter. L’on prend le pont, l’on se retrouve de l’autre côté de l’autoroute, en direction du sud, et l’on roule tout droit sur une avenue à quatre voies séparées par un terre-plain central.

Au kilomètre 11, l’on passe devant l’entrée de l’aéroport Payam, mais l’on continue toujours tout droit jusqu’au kilomètre 14, où l’on tourne à droite sur une route secondaire asphaltée qui s’amorce à cet endroit. Au kilomètre 19,5 la route asphaltée se transforme en route simplement damée, mais tout à fait carossable.

L’on arrive bientôt dans le village d’Esmaïl Abad. Au kilomètre 21,2, dans le village, l’on arrive à une fourche et l’on prend à droite. Un peu plus loin, toujours dans le village, au kilomètre 21,8, juste avant une descente de la route traversant un petit oued à sec, l’on tourne franchement à droite sur la route de terre qui s’amorce, piquant ainsi vers la montagne et roulant sur la rive gauche de l’oued.

Très vite l’on entre dans la montagne, et à partir de là, sur les trois kilomètres de la petite route de terre que l’on a empruntée, l’on se trouve dans un paysage valonné, traversé par le petit canyon de l’oued déjà signalé, et ponctué par des amas de rochers spectaculaires, avec en fond de décor vers le nord, une belle ligne de montagnes plissées, et plus loin encore, les sommets de l’Alborz. l’on n’a que l’embarras du choix pour s’arrêter, se promener, pique-niquer. Il n’y a pas d’arbres, mais il y a par moments des prairies, et aussi des anfractuosités de rocher qui offrent un peu d’ombre en cas de forte chaleur. La route de terre est sinueuse, parfois fort pentue, mais il n’y a pas à s’inquiéter, même avec une voiture de ville, elle est carossable jusqu’au bout à une allure de 30 à l’heure, avec quelques petits passages au pas, pour éviter les trop forts cahots (évidemment sauf par temps trop mouillé qui produirait de la boue).

Pour rentrer sur Téhéran, quel que soit l’endroit où l’on s’est arrêté, l’on poursuit sur la route de terre par laquelle on est venu et au kilomètre 24,8 l’on tombe sur une route asphaltée, conduisant à droite vers une usine, et à gauche sur la route du retour.

L’on prend donc à gauche, et l’on ne quitte plus cette route, qui va dans la direction générale du nord, vers l’autoroute Qazvin-Karaj-Téhéran, et les montagnes de l’Alborz que l’on voit au loin. Au kilomètre 33,5 l’on retrouve une zone urbanisée (c’est la ville de Kamel Abad). Au kilomètre 43,8, l’on aborde un croisement en T avec devant soi un pont autoroutier. L’on tourne immédiatement à droite, sans emprunter donc le pont lui-même, en restant sur la voie qui longe ce pont en contrebas, et au kilomètre 44,2 l’on aborde un autre croisement en T, où l’on tourne à nouveau à droite. L’on est alors sur une bretelle qui conduit immédiatement à l’autoroute qui vous ramène sur Téhéran.


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Une vue imprenable sur le lac salé Howz E Soltan, en bordure de l’autoroute de Qom

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Prendre l’autoroute de Qom et mettre son compteur kilométrique à zéro au passage du péage d’entrée.

Au kilomètre 64,8 prendre la sortie, bien indiquée, qui vous met sur la vieille route de Qom, très empruntée par les camions qui ne veulent pas payer le péage d’autoroute. Rouler sur cette route à double sens jusqu’au kilomètre 70,7 et là, prendre sur la droite une route de terre qui conduit en trois cents mètres, le long de la route asphaltée, à un petit poste de police marqué par un bouquet d’arbres et par deux tours crénelées, très néo-médiévales… arrivé devant la clôture barbelée qui entoure le poste de police, tourner carrément à droite sur une route de terre damée, très roulante, qui va en pente montante douce vers une petite chaîne de montagnes. Vous voyez alors au loin, au pied de la montagne, une grande tache verte qui marque l’aire de votre pique-nique.

Au kilomètre 74, vous arrivez à une fourche, à l’entrée d’un petit village, et vous prenez la branche de droite. Toujours dans la même direction générale, traversez le village sur environ 300 mètres par un chemin fort cabossé, et donc à toute petite vitesse. A la sortie du village, vous avez sur votre droite une grande zone d’arbres fruitiers, que le chemin longe et contourne en obliquant vers la droite, toujours en allant vers la montagne. Vous vous trouvez alors bientôt au-dessus de cette zone de vergers. Arrêtez-vous environ au kilomètre 74,5 car trois ou quatre cents mètres plus loin, le chemin se rétrécit, devient impraticable pour une voiture de ville, et ne permet plus le demi-tour.

Mais vous pouvez continuer sur ce chemin à pied pour trouver le long du kilomètre qui suit le lieu de pique-nique qui vous convient. Par temps à peu près frais, vous pouvez vous placer à flanc de montagne de façon à avoir une vue imprenable sur la zone de vergers, le village, le désert, et au loin le lac salé qui étincelle au soleil. Il n’y a pas beaucoup d’ombre, seuls quelques arbustres en offrent avec parcimonie. Si le soleil cogne trop, mieux vaut donc renoncer à la vue pour pique-niquer, et descendre chercher la fraîcheur dans la zone de vergers, parcourue par de petits canaux d’irrigation, et parsemée de bassins de retenue.

Quant à la montagne, elle offre de jolies promenades, mais sur des pentes parfois fort caillouteuses, d’où l’intérêt d’avoir des chaussures à forte semelle.

A noter que vous pouvez aussi pique-niquer avant même d’arriver au village, en tournant à droite autour du kilomètre 72 vers tel ou tel chemin de terre que vous croiserez et qui conduirait à une zone visible de vergers.

L’on peut aussi sur la voie du retour se rapprocher du lac salé en allant visiter le village de bergers qui se trouve de l’autre côté de l’autoroute. Pour cela, reprendre la vieille route de Qom en direction de Téhéran, et environ deux cents mètres avant le point où l’on y est entré à l’aller par la bretelle de sortie de l’autoroute, tourner à droite à angle droit sur une route de terre qui passe bientôt sous l’autoroute et permet donc de se retrouver de l’autre côté. Cette route devient d’ailleurs asphaltée. cinq kilomètres et demi plus loin l’on atteint le petit village de Chechmeh Shur, assez typique, d’où on peut prendre une route de terre qui va vers le lac. Mais attention, l’on longe le lac d’assez loin et l’on ne peut espérer en atteindre la rive qu’en roulant encore une vingtaine de kilomètres pour atteindre la petite entreprise d’extraction de sel qui dispose d’une digue pénétrant dans le lac lui-même. La digue est fermée par une chaîne, mais avec un ou deux billets, l’on obtient des gardiens la permission de s’y engager et d’aller, enfin, voir le lac de près. Tout ceci est faisable en voiture de ville, bien entendu à condition de rester sur les pistes bien marquées, et si la terre n’est pas mouillée.


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Dans les ruines d’un caravansérail seldjoukide

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Partir un peu tôt cette fois-ci, enfin pas trop quand même, disons vers 10 heures au plus tard, pour bien profiter de la journée, car vous aurez au total un peu plus de 300 kilomètres à faire aller et retour (dont 230 sur autoroute, heureusement, et le reste sur une petite route très agréable ou vous passerez à côté de plusieurs villages traditionnels, plus charmants les uns que les autres).

Prendre donc l’autoroute de Qom, parcourir ses quelque 120 kilomètres.

300 mètres après avoir franchi le péage, prendre sur la droite la bretelle de sortie vers Qom, rouler encore 900 mètres et vous arrivez sur un grand rond-point qui distribue le trafic vers plusieurs directions. Faites presque entièrement le tour de ce rond-point, pour en sortir sur la route précédant immédiatement votre point d’entrée, et indiquée par un panneau en caractères arabes et latins"Kuh-e-Sefid" (c’est-à-dire la Montagne blanche, qui est le nom d’une montagne exploitée en carrière de pierre, et du village attenant). A cet endroit précis, mettez votre compteur kilométrique à zéro.

C’est sur cette petite route asphaltée, de bonne qualité, que vous allez parcourir 33 kilomètres pour atteindre précisément le village de Kouh-e-Sefid, puis encore 8 kilomètres pour arriver au lieu de votre pique-nique.

La route que vous prenez est tout d’abord bordée de nombreux commerces de tailleurs de pierre. Au kilomètre 1 vous passez sous un pont autoroutier peint en jaune.

Au kilomètre 8,5 vous arrivez à une fourche et vous prenez la voie de droite (en fait, celle qui va tout droit).

Au kilomètre 10 vous passez un pont moderne sur une rivière. Le paysage, jusqu’alors semi-industriel, devient alors champêtre.

Au kilomètre 14,1 vous arrivez à une fourche et vous prenez la voie de droite (qui va en fait tout droit). Mais vous pouvez aussi faire un crochet en prenant provisoirement la voie de gauche, qui vous conduit en quelques centaines de mètres au village de Sharif Abad, surmonté du charmant petit bulbe bleu, de forme allongée, de son Imamzadeh ("Shish Imamzadeh").

Au kilomètre 17,8 vous arrivez devant le village de Qomrud. Une fourche se présente, prenez la branche de gauche pour ne pas avoir à traverser le village, que vous laisserez alors sur votre droite (mais vous pouvez aussi aller voir le village et retrouver un peu plus loin la "grande" route).

Au kilomètre 21,3 vous voyez sur votre droite les restes d’un très beau château de terre, que vous pouvez aller explorer à pied si vous voulez vous détendre les jambes.

Au kilomètre 24,6 vous abordez un pont en chapeau de gendarme qui permet en fait de franchir la voie de chemin de fer Téhéran-Ispahan.

Au kilomètre 33,2 vous arrivez devant le village de Kouh-e-Sefid, avec sur la droite de la route le village lui-même et à gauche la grande colline blanche exploitée en carrière de pierre.

Au kilomètre 36,9 vous franchissez un pont moderne sur une rivière à sec.

Au kilomètre 39,6 vous abordez l’entrée d’un hameau qui se trouve sur la droite de la route.

Au kilomètre 40 vous sortez du village, la route fait un tournant, vous voyez alors à quelques centaines de mètres sur votre gauche les ruines du caravansérail seldjoukide où vous allez pique-niquer, et derrière lui encore des ruines, celles d’un imposant château de terre occupé de l’époque scythe à l’époque safavide.

Juste à la sortie du tournant, au kilomètre 40,3, après avoir passé une petite maison de terre en ruine, sortez de la route asphaltée pour prendre en diagonale sur la gauche une route de terre, un peu vallonnée, mais parfaitement praticable par temps sec même pour une voiture de ville, qui va vous conduire en 300 mètres à l’arrière du caravansérail. Vous en ferez donc le tour dans le sens des aiguilles d’une montre, toujours en auto, en longeant son imposante muraille de pierre. Vous aurez alors sur votre gauche les ruines du château de terre voisin qui vous surplombe, sur votre droite le caravansérail lui-même. Vous trouverez enfin une ouverture qui vous permettra de pénétrer dans la première cour du caravansérail , et pourrez aller en auto jusque devant le porche d’entrée de la structure principale, si vous avez un gros pique-nique à porter. Installez-vous à l’intérieur où vous voulez, s’il y a de petits enfants, évitez simplement qu’ils s’approchent des restes du puits central de la cour, où ils pourraient aisément glisser. Le lieu, bien que fort ruiné, est très beau. Il a été construit en pierre, ce qui fait que l’essentiel de sa structure est toujours là, pour l’admiration des visiteurs… et pour faire de l’ombre aux pique-niqueurs. Bien entendu, vous irez aussi explorer le château-fort voisin, construit du temps des Scythes, en activité jusqu’aux Safavides, qui, bien que construit en terre, a encore de fort beaux restes.

Revenez par la même route, il n’y a rien d’autre de commode.

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L’Imamzadeh Bibi Hejar

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A quelque 40 kilomètres de l’entrée de l’Autoroute de Qom, une jolie promenade d’après-midi, ou encore un détour à l’occasion d’un pique-nique dans la région pour aller voir un charmant Imamzadeh de campagne, d’une structure traditionnelle vraiment originale, qui n’abrite rien moins qu’une sœur de l’Imam Reza ! C’est en tous cas ce qu’assure le gardien du lieu qui aimerait sans doute le voir accéder au statut du grand sanctuaire de Qom…

Prendre donc l’autoroute de Qom, mettre son compteur à zéro au passage du péage, et au kilomètre 18,2 prendre la sortie « Robat Karim », une fois sorti, parcourir encore 50 mètres et faire un demi-tour pour passer sous l’autoroute en se dirigeant vers l’est. Au kilomètre 27,7 l’on arrive à un croisement en T, tourner à droite et aussitôt à gauche 50 mètres plus loin pour continuer dans la même direction, vers l’est. Au kilomètre 39,4 la route amorce un tournant à droite, au kilomètre 42,7 vous êtes arrivé !

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Le caravansérail d’Ali Abad

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Un intéressant caravansérail de pierre seldjoukide (XIème-XIIème siècle), que l’on peut voir en faisant un tout petit détour, vraiment pas fatiguant, sur l’autoroute de Qom : comme d’habitude, mettre son compteur à zéro au péage de l’autoroute à partir de Téhéran, sortir au kilomètre 64,2 pour prendre la vieille route de Qom, et au kilomètre 65,5 tourner franchement à gauche pour prendre cette route dans la direction de Téhéran. L’on passe alors sous l’autoroute, et au kilomètre 68,2 l’on arrive au tout petit village d’Ali Abad, où l’on voit sur le côté gauche de la route un caravansérail Qajar, assez charmant, malheureusement assez défiguré par le garage et le restaurant installés sur sa devanture. L’intérieur, occupé par plusieurs familles, fait penser à un phalanstère, modèle de campagne. Mais à vrai dire, ce n’est pas là que vous allez. Face à ce caravansérail, tournez en épingle à cheveu sur une route de terre, parfaitement carossable, qui en deux kilomètres vous amène à un autre minuscule village. Au kilomètre 70,1 vous êtes arrivé. Garez-vous sur la place du village. Là face à quelques maisons, de l’autre côté du lit à sec d’une rivière, vous voyez le caravansérail en question. Allez le visiter à pied, promenez-vous à l’intérieur, il est parfaitement accessible.

Si vous retournez vers Téhéran, pour retrouver l’autoroute sans avoir à rebrousser chemin revenez au village d’Ali Abad, reprenez la vieille route de Qom dans la direction de Téhéran, au bout de quatre kilomètres, vous arrivez juste devant l’autoroute. La vieille route passe, elle, en dessous, mais prenez sur la droite, juste avant de passer sous le pont, un petit chemin de terre qui vous permet d’accéder à l’autoroute par une de ces entrées « informelles » fort prisées en Iran.

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