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Adoption de la résolution 1747Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté le 24 mars 2007 à l’unanimité la résolution 1747 alourdissant les sanctions contre l’Iran en raison du refus de ce pays de suspendre ses activités d’enrichissement de l’uranium. Suite à l’adoption de cette résolution, les ministres des Affaires étrangères de l’Allemagne, de la Chine, des Etats-Unis d’Amérique, de la France, du Royaume-Uni et de la Russie avec le soutien du Haut Représentant de l’Union européenne ont fait cette déclaration : L’adoption unanime de la Résolution 1747 du Conseil de Sécurité reflète la grave préoccupation de la communauté internationale à propos du programme nucléaire iranien. Nous déplorons la violation par l’Iran des résolutions antérieures du Conseil de Sécurité et de l’AIEA et l’appelons une fois encore à se conformer pleinement à toutes ses obligations internationales. Nous sommes engagés à trouver une solution négociée répondant aux préoccupations de la communauté internationale. Les négociations viseraient à la conclusion d’un accord global avec l’Iran, fondé sur le respect mutuel, qui rétablirait la confiance internationale dans la nature exclusivement pacifique du programme nucléaire de l’Iran et ouvrirait la voie à une amélioration des relations et au développement d’une coopération plus large entre l’Iran et tous nos pays. Nous reconnaissons le droit de l’Iran, en vertu du TNP, de développer la recherche, la production et l’utilisation de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques dans le respect de ses obligations au titre du TNP. A cet égard, les futurs arrangements, modalités et calendriers seront abordés lors de négociations. Une transparence et une coopération pleines de l’Iran avec l’AIEA sont indispensables afin de répondre aux questions en suspens. Nous réitérons notre total soutien à l’AIEA et à son personnel. Nous nous en tenons à notre proposition de « double suspension ». Cela signifie que pendant la durée des négociations qui se tiendraient dans des délais convenus, pouvant être prolongés d’un commun accord, l’Iran maintiendrait une suspension vérifiée par l’AIEA, telle que le demandent les résolutions 1737 et 1747 du Conseil de sécurité, et que la discussion au sein du Conseil de sécurité sur le programme nucléaire iranien serait également suspendue, de même que la mise en œuvre des mesures adoptées dans le cadre des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité. Nous confirmons de nouveau les propositions que nous avons présentées à l’Iran en juin 2006. Parmi celles-ci figurent la coopération avec l’Iran dans le domaine de l’énergie nucléaire civile, des assurances juridiquement contraignantes sur la fourniture de combustible nucléaire et une coopération politique, économique et en matière de sécurité plus large. Ces propositions demeurent sur la table. Nous engageons vivement l’Iran à saisir cette occasion pour ouvrir un dialogue avec nous afin de rechercher une solution négociée. Nos propositions apporteraient d’amples avantages à l’Iran et à la région et elles constituent un moyen de répondre aux préoccupations de la communauté internationale tout en tenant compte des intérêts légitimes de l’Iran. Dans une région qui n’a que trop connu l’instabilité et la violence, parvenons à un accord sur une démarche permettant d’instaurer la confiance et de promouvoir la paix et le respect mutuel. Dans cet esprit, nous proposons de nouveaux entretiens avec la République islamique d’Iran afin de déterminer si une solution mutuellement acceptable peut être trouvée pour ouvrir des négociations. |
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